couple senior

Témoignage d'une de nos clientes

Découvrez le témoignage d'une vendeuse

Derrière chaque projet de vente en nue-propriété, il y a avant tout une histoire personnelle, des hésitations, des questions et souvent un véritable cheminement intérieur. 
Dans ce témoignage, découvrez le parcours d’une de nos clientes, propriétaire parisienne qui a choisi la nue-propriété pour retrouver plus de sérénité financière tout en continuant à vivre chez elle. Elle revient avec sincérité sur son processus de prise de décision, son rapport à la propriété, son regard sur le sujet de la transmission et ce que cette décision a concrètement changé dans sa vie.

 

“ Je pensais vendre un appartement. En réalité, j’ai surtout changé mon rapport à la propriété."

 

Pendant longtemps, je n’aurais jamais imaginé vendre mon appartement en nue-propriété. Comme beaucoup de personnes de ma génération, j’ai grandi avec l’idée qu’être propriétaire était une forme de sécurité absolue. Chez moi, on disait souvent : « Dans la vie, il faut être propriétaire. » Alors forcément, l’idée de céder une partie de son bien, même en restant chez soi, n’est pas naturelle.

Et pourtant, quelques années plus tard, je peux dire que c’est probablement l’une des décisions les plus importantes (et les plus utiles) que j’ai prises pour moi-même.

J’étais propriétaire à Paris depuis de nombreuses années. J’avais travaillé toute ma vie, j’avais une retraite correcte, un bel appartement dans un quartier que j’aimais, et je pensais avoir « réussi » ma vie patrimoniale.

Mais la réalité était plus compliquée. Avec le temps, certaines dépenses devenaient difficiles à absorber : travaux, charges, impôts, remboursement de crédit, imprévus… J’avais aussi envie de profiter davantage de ma retraite, de voyager un peu, de rénover mon appartement, de vivre plus sereinement. Et malgré la valeur de mon patrimoine, je manquais de liquidités. C’est quelque chose dont on parle peu : on peut être propriétaire d’un très beau bien et manquer d’argent au quotidien.

Pendant plusieurs années, j’ai hésité. Pas parce que je ne comprenais pas le mécanisme. Au contraire, je l’ai trouvé assez clair rapidement. Mon vrai frein était psychologique. Je me disais : « Si je fais ça, est-ce que je suis encore vraiment chez moi ? ». Mon vrai blocage, c’était le sentiment de dépossession et je crois que c’est ça, le sujet central.

On imagine qu’on va devenir locataire de sa propre vie. C’était mon angoisse principale. J’ai mis du temps à comprendre que juridiquement, je vendais la nue-propriété… mais que dans ma vie quotidienne, rien ne changeait vraiment. Je suis toujours chez moi. Je vis toujours dans le même appartement. Je continue à l’occuper librement. Je garde mes habitudes, mes repères, mon mode de vie. Et paradoxalement, je me suis sentie plus libre après la vente qu’avant. 

Avec le recul, je réalise que mon attachement était moins lié au logement lui-même qu’à ce qu’il représentait symboliquement : la réussite, la stabilité, la transmission. Quand on a des enfants, la question de l’héritage pèse aussi énormément. Je me suis demandé pendant longtemps si je n’étais pas en train de leur enlever quelque chose. Puis j’ai fini par me dire une chose très simple : aider ses enfants de son vivant a parfois plus de valeur qu’un héritage transmis très tard.

Avant la nue-propriété, j’avais regardé le viager. Mais je ne me retrouvais pas dans ce modèle. Les calculs me semblaient peu lisibles, les décotes importantes, et surtout j’avais le sentiment de perdre une partie de ma liberté. Dans mon cas, la nue-propriété correspondait beaucoup mieux à ce que je cherchais : obtenir du capital immédiatement tout en restant pleinement chez moi. C’est cette nuance qui a tout changé pour moi !

Je ne vais pas prétendre que la décision a été facile.

Entre le moment où j’ai découvert le mécanisme et celui où j’ai signé, il s’est écoulé plusieurs années. J’avais besoin de faire ce cheminement personnel. Le déclic est venu quand j’ai compris que je raisonnais davantage avec des symboles qu’avec ma réalité de vie. Je possédais un bien de valeur mais je me privais de confort, de sérénité et parfois même de projets, simplement pour conserver une étiquette de « propriétaire ». À un moment, j’ai choisi le pragmatisme.

Ce qui m’a beaucoup aidée, c’est l’accompagnement humain.

J’avais énormément de questions : comment cela se passe concrètement ? Qui paie quoi ? Que se passe-t-il si je dois quitter l’appartement plus tôt ? Comment investir le capital ensuite ?

On m’a expliqué les choses clairement, étape par étape. J’ai aussi pris le temps d’en parler avec mon notaire, ce qui m’a rassurée juridiquement. Je pense sincèrement que ce type d’opération nécessite un vrai accompagnement parce qu’il ne s’agit pas seulement d’immobilier ou de finance. Il y a une dimension émotionnelle très forte. On touche à la notion de patrimoine, de transmission, d’identité même.

Aujourd’hui, je ne regrette absolument pas ma décision.

Au contraire, mon seul regret est probablement d’avoir attendu aussi longtemps. Cette vente m’a permis de retrouver de la respiration financière, de sécuriser mon avenir, de réaliser des projets que je repoussais depuis des années et surtout de vivre ma retraite avec davantage de tranquillité. Et ce qui est presque ironique, c’est que je ne me sens pas moins propriétaire qu’avant. Je me sens simplement moins enfermée dans l’idée de devoir posséder à tout prix. Avec le recul, je dirais que la nue-propriété demande une forme de lâcher-prise. Mais ce lâcher-prise peut aussi devenir une liberté.”